
Cette attaque menace de provoquer une guerre plus large dans la région. Elle n’a rien à voir avec les accusations mensongères de narcotrafic. La preuve en est que l’administration Trump a pardonné le baron de la drogue Juan Orlando Hernández le mois dernier. Il est également complètement hypocrite pour les Américains de parler de « défense de la démocratie » en kidnappant un chef d’État étranger, en bombardant sa population et en prenant le contrôle du pays.
Il s’agit d’une agression impérialiste pure et simple. Le but est de placer un pantin qui permettra aux États-Unis de prendre le contrôle des ressources naturelles du Venezuela. Trump veut également envoyer un message aux autres gouvernements de la région en punissant tout un peuple pour avoir osé défier l’impérialisme Yankee depuis plus de vingt ans.
Mais les États-Unis n’agissent pas seuls et le Canada n’est pas innocent dans cette affaire. Après cette attaque, Anita Anand, la ministre des Affaires étrangères du Canada, a publié une courte déclaration qui évite comme par hasard de mentionner le bombardement du Venezuela ou le kidnapping de Maduro. Cette déclaration choisit ce moment précis pour critiquer le gouvernement victime d’une attaque! Ce soutien scandaleux pour l’agression impérialiste de Trump montre que Carney n’est pas un adversaire de Trump, mais son complice.
Puis, Anand ose du même souffle appeler au respect du droit international! Quelle hypocrisie. Cette déclaration fait suite à des mois d’actes de piraterie et d’intimidation impérialiste du gouvernement américain, dans le silence total et complice du gouvernement du Canada. Depuis des années, l’armée canadienne collabore avec l’armée américaine dans les Caraïbes. Et la raison n’est pas difficile à comprendre. Les banques et les sociétés minières canadiennes profitent des régimes favorables aux États-Unis qui ouvrent leur pays à la domination de l’impérialisme occidental. De plus, la classe dirigeante canadienne ne veut rien faire qui puisse compromettre la renégociation de l’accord commercial CUMSCA, auquel elle tient désespérément.
Voilà pourquoi le Canada a contribué à préparer le terrain pour l’attaque de ce matin.
Nos dirigeants ont du sang sur les mains.
Et l’hypocrisie ne pourrait être plus évidente. Lorsque ce sont les ennemis géopolitiques de l’impérialisme canadien, comme la Russie et la Chine, qui agressent des nations souveraines, les politiciens canadiens montent aux barricades au nom de la défense du droit international. Mais cette fois, il n’y aura pas de sanctions envers les États-Unis. Car ce sont les États-Unis, les chefs de file du capitalisme occidental, qui attaquent. Et sous le capitalisme, les profits priment sur les droits des peuples et sur les vies humaines.
Nous devons aujourd’hui nous battre contre cette action barbare et continuer la lutte pour un monde meilleur, sans impérialisme, sans capitalisme.
Nous invitons tous nos supporteurs à se joindre aux diverses actions et manifestations en solidarité avec le peuple vénézuélien.
À bas l’impérialisme américain!
Stop à la complicité canadienne!
Pas touche au Venezuela!